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Frédéric Pasquini

Frédéric Pasquini - « La ville est un de mes terrains de prédilection, lieu de tous les possibles et de toutes les contradictions, j’aime déambuler et observer ce monde qui m’entoure. L’espace urbain est un théâtre à ciel ouvert, j’y capture des parcelles de vie. Un peu en suspension, je cherche à comprendre ce qui nous habite, nous, être humain, dans cette société moderne en transition.

Comme l’enfant qui regarde pour la première fois le monde dans lequel il vient d’arriver, j’aspire à mettre en lumière les décalages, les instants truculents de la vie, les moments de grâces et les fragilités.

J’aime jouer avec les analogies, les coïncidences, les réminiscences et les perturbations du quotidien afin d’offrir à notre regard un souvenir durable ».

Reconnu et primé pour son travail de photographe, il expose en France et à l’étranger. Il est publié dans de nombreux ouvrages, magazines et sites web. Il a édité plusieurs ouvrages, notamment « tandem » présentés aux rencontres d’Arles en 2016. Frédéric travaille déjà sur une nouvelle édition sur son dernier projet : « les faucheurs » et prépare son prochain voyage documentaire sur la jeunesse Algérienne…

A la découverte de Frédéric Pasquini

Rencontre avec l'artiste

Qui êtes vous en quelques mots?

Je suis artiste photographe, ma démarche est plutôt celui du baroudeur, j’aborde la photo sous le prisme du documentaire, cette approche me permet de réactualiser mon regard et assouvir mon appétit de curiosité.

Quel est votre parcours?

Ma démarche d’artiste photographe se construit dans le temps.

Fondateur et directeur d’une agence de communication pendant 20 ans, j’ai toujours cherché à développer des projets où l’ouverture sur l’autre était le point d’orgue. Utiliser la communication dans son sens le plus noble, en construisant des partenariats par la mise en place de projets transversaux où la créativité et l’interventions d’artistes nous permettaient de recréer du lien social. Ces expériences me conduisent à créer en 2015 le projet Tandem au cœur de la ville de Vence. L’idée était de fixer en image l’instantané d’un couple qui au départ ne se connaissait pas et n’avait rien en commun. Le vivre ensemble était posé par cet acte photographique donnant à voir aujourd’hui et à jamais des rencontres, des regards et des sourires qui font œuvre ensemble.

Quelles sont vos inspirations?

Mes inspirations sont plurielles, la photographie et le cinéma ont nourri mon regard. Je ne manque jamais la rencontre avec de grands photographes comme William Eggleston, Saul Leiter, Martin Parr, Robert Franck et tant d’autres. Je suis toujours à l’affût d’inspirations qui me permettent de questionner mon travail et me donne de nouvelles perspectives.

Avez-vous une anecdote de votre vie d'artiste?

Le jour du vernissage de Tandem à Vence en 2015, plusieurs centaines de personnes étaient réunies, les couples que j’avais constitué pour la photo se sont retrouver la main dans la main sur la place de la mairie.

Je pouvais voir dans leurs yeux, leur émotion et leur fierté de découvrir leur visage sur les murs de la cité historique. La somme de ces regards m’a profondément bouleversé, alors que nous venions de vivre les attentats de Charlies Hebdo et qu’une nouvelle page se tournait, le monde commençait à se refermer sur lui-même.

La beauté de ce moment d’humanité me permet de poursuivre aujourd’hui la démarche que j’engage chaque jour vers l’autre pour que le lien reste présent.

De quoi êtes-vous le plus fier?

Ces dernières années, j’ai fait le choix de vivre de mon travail d’artiste photographe, par ce choix, je me rapproche chaque jour de mes convictions profondes : la rencontre avec l’autre.

Si vous pouviez faire 3 vœux que feriez-vous?

Redonner un nouveau souffle à notre regard sur l’autre.

Si je devais faire trois vœux, le premier serait de retourner au Japon pour redécouvrir un territoire et une culture que j’ai découvert pour la première fois en 2009. Mon second serait de refaire l’expérience de Tandem sur un autre territoire. Mon dernier vœu serait de mélanger les médiums, entre photographie et vidéo afin d’élargir mon spectre et de trouver une autre écriture de l’image.

Vous avez carte blanche pour quelques mots

« L'essence de la Photographie, qui la rend unique, c'est qu'elle ne se distingue jamais de son référent; ce qu'elle reproduit à l'infini n'a eu lieu qu'une fois. »

La Chambre Claire ; Roland Barthes

Ses œuvres