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Gabriel Fabre

Gabriel Fabre  est un plasticien photographe qui s’intéresse aux mots, et qui cherche de nouvelles manières de relier deux modes de penser : la langue et l’image. De son travail se dégage une sensation de profondeur, d’espace sensible, de mise en mouvement de la pensée.
Certaines de ses créations sont proche des courants Art/Langage et poésie visuelle.

L’œil est l’organe du sens.
Il oriente de l’horizon vers le visage.
Puis vers la langue.

Ces mots de Bernard Noël extraits du Journal du Regard résument à merveille son parcours.
Pour la philosophe Claude Montserrat Chez lui tout est signe, et pour le designer Marc
Mugnier, Son œuvre nous ramène constamment à l’idée du sens de l’être. Son travail rappelle
les koan zen et offre une diversité très singulière..

A la découverte de Gabriel Fabre

Rencontre avec l'artiste

Qui êtes-vous en quelques mots?

Né à Tokyo en 1967, j’ai commencé comme photoreporter, puis portraitiste au studio Harcourt avant de devenir plasticien.
Après plus de 70 expositions en France, en Italie, à Monaco et au Japon, mes créations figurent dans des collections privées et publiques (villes de Nice et La Gaude).

A cheval entre la culture occidentale et les réminiscences de mon Japon natal, mon itinéraire est guidé par la curiosité. Passant d’un médium à un autre avec un esprit de chercheur j’ai toujours cultivé le goût de l’invention. Des générateurs typographiques de formes, une approche sémantique du design, des textures photographiques, des installations interactives, des performances... Sur le fil des mots j’ai développé une approche in situ par la/les langue/s et j’ai abordé de nombreux sujets au fil des projets.

Je vis actuellement en région niçoise et partage mon temps entre création personnelle, résidences, coaching et travaux de commande en architecture, décoration et design.

Quel est votre parcours?

Je me suis ouvert aux arts visuels à l’âge de sept ans en contemplant le jardin des délices de Jheronimus Bosch. Plus tard, à l’université, j’ai compris les relations idéographiques entre langue et image grâce au glossaire de Michel Leiris puis étudié les Arts Plastiques à l’atelier Hourdé. Mon premier médium est la photographie. En mai 89, direction Berlin : j’effectue mon service comme photographe au B2 et couvre la chute du mur. De retour à Paris, je publie un reportage dans Télérama et collabore à l’agence Gamma, diffuse mes images sur des sujets religieux, sociaux ou d’architecture. En 1993 j’intègre le Studio Harcourt. Le clair-obscur sera mon école de la lumière. Ma première exposition est organisée par Charles Fréger en 1994. Questionné par mes racines orientales, je découvre la médecine chinoise, le chamanisme et les textes taoïstes. Dix ans séparent mes deux premières expositions. Depuis 2004 je suis passé de la photographie plasticienne au design d’objet, en passant par la vidéo, le travail du verre, les installations et la publication de textes littéraires. J’ai participé à de nombreux stages dans différentes disciplines artistiques, rencontrant Bernard Plossu, la chanteuse Mari Boine, Bruno Mendonça, le collectif no made, le festival Sept Off, les méthodes Cassou, Feldenkreis... J’ai rédigé des articles dans Performarts, collaboré régulièrement avec Elle magazine et créé Art Maintenant un parcours d’art contemporain.

Quelles sont vos inspirations?

Parmi les artistes qui m’inspirent le plus je pourrais citer James Turrell, Annette Messager, Jean Dupuy, Pasolini, René Char et Paul Pierart, mais ce qui m’inspire, c’est aussi la connaissance, la danse et la lumière des sous-bois.

Avez-vous une anecdote de votre vie d'artiste?

Dans la rivière de la Brague j’ai installé un lit à baldaquin blanc immaculé. C’était en 2006 à l’occasion du festival l’Onde Art. En découvrant l’installation, beaucoup de gens se sont exclamés « c’est mon lit ! » et il y en a même qui sont rentrés dans l’eau pour s’assurer que ce n’était pas un mirage. Ce jour là, la lumière était féérique !

De quoi êtes-vous le plus fier?

Y a t’il de la gaude à La Gaude ? était le titre d’un article paru en 2012 sur mon exposition Territoires du jaune. La gaude est le nom d’une plante tinctoriale (le Réséda Lutéola L.) connue depuis le néolithique comme source de pigment jaune. Et La Gaude est le nom du village où a été exposé ce travail. J’ai beaucoup aimé faire ces recherches sur l’homonymie, la couleur jaune, la toponymie, etc. Entendre un habitant me dire La Gaude, ça n’a rien à voir avec la gaude m’avait fait sourire. Ce dont je suis le plus fier c’est d’avoir fait planter de la gaude dans le village éponyme. C’est un peu comme d’avoir arrangé une rencontre entre deux amoureux.

Si vous pouviez faire 3 vœux que feriez-vous?

Apprendre, créer, aimer... forever

Vous avez carte blanche pour quelques mots

J’ai reçu une carte blanche pour exposer dans le jardin japonais de Monaco en 2010. C’était la deuxième fois qu’un artiste était invité à y exposer. Une carte blanche, c’est vraiment comme une super-commande. On se concentre sur ce qu’on aime et c’est là qu’on donne le meilleur de soi-même. Malheureusement, les gens l’ont oublié. Je réserve la carte blanche au travail de commande, plutôt qu’aux discours.

Ses œuvres