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Olivier Remualdo

Olivier Remualdo est un photographe originaire du sud-est de la France.
Il voyage dans le sous-continent indien depuis le début des années 2000. Son axe personnel se concentre sur l'aspect humain, par le reportage et le portrait. Il explore en particulier le lien entre religion, mystique et les chemins et choix individuels, s'éloignant des représentations habituelles de l'exotisme. Il cherche ainsi à transformer la rencontre entre photographe et sujet en une expérience de coeur-à-coeur dont l'appareil photo se fait médiateur.

Ses travaux ont été notamment présentés à l’Espace Pierre Cardin à Paris, dans de nombreux festivals internationaux (Arles, Sept-Off, Barrobjectif, Chennai Photo Biennale, ...) et fait l'object d'expositions dans plusieurs musées (Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain à Nice, Musée des Arts Asiatiques de Nice, Musée de la photographie André Villers de Mougins, etc). Parmi les distinctions obtenues, il a été récompensé par le « Prix Lucien Clergue » (2011) et a été « Grand Prize Winner » au « Best Blurb Book Contest » (2009) à San Francisco.
En mai 2013, il devient éditeur et sort son livre "Sâdhus : les hommes saints de l'hindouisme". Il s'agit de sa deuxième publication après "Vive (la) République !", un ouvrage édité par la Ville de Cannes. Son travail est souvent présenté dans des magazines de voyage et de photographie.

Il vit entre la Côte d'Azur et Paris, et partage son activité entre travaux d'auteur et commandes institutionnelles dans des domaines variés : architecture, décoration, gastronomie, corporate, etc.

A la découverte d'Olivier Remualdo

Rencontre avec l'artiste

Olivier Remualdo, niçois, photographe.
Je suis un amoureux des voyages et des rencontres. J’aime utiliser le dispositif photographique afin d’aller vers l’autre, que ce soit dans mon quartier ou au bout du monde, c’est toujours un voyage ! Aller au delà des frontières, le plus possible…

Je pars du principe que toutes les expériences vécues sont riches d'enseignements. Je suis un autodidacte qui a longtemps travaillé dans la communication après des études de géographie et de commerce. J'ai un profil pluridisciplinaire et il m'aura fallu un certain temps pour m'accepter comme photographe. Voilà 10 ans que j’ai fait de la photographie mon métier et que je partage mon activité entre mes travaux d'auteur et reportages institutionnels ou corporate.

La vie en générale, principalement ce qui m'entoure et les rencontres que je fais.
Il y a d’illustres anciens qu’il serait trop long d'énumérer ici, j'ai d’ailleurs des goûts assez éclectiques qui ne reflètent pas vraiment ma pratique.
Je pourrais citer le travail de Michael Ackerman m'a bouleversé il y a 20 ans avec sa série "End Time City" ; les portraits de Richard Avedon dans son oeuvre "The American West" et plus récemment, ceux de Pieter Hugo…
Plus le temps passe, et plus je découvre des artistes exceptionnels connus ou méconnus. Je m’efforce toujours de comprendre aussi des travaux envers lesquels j'aurais d’avantage de distance afin de comprendre le message et à défaut d'en saisir l'intensité, de voir ce qu'il provoque en moi ; quels ressenti, quelles interrogations ?
J'ai effectué dernièrement (en avril 2017) un stage avec Antoine d'Agata qui a été suffisamment intense et fort pour envisager de nouvelles directions dans ma pratique photographique.

Il y a un peu plus de dix ans, alors que j'étais un débutant inexpérimenté et autodidacte, on m'a proposé d’animer la rubrique photo du magazine CultureS Nice sur Canal40 / Nice télévision. Le principe était d'illustrer la ville de Nice en images et en Noir et Blanc. Pour ma première chronique (le Tango des Arts), j'ai porté mon regard sur les danseurs de Tango qui investissent le parvis du MAMAC à la belle saison. J'avais travaillé tout le week end au labo pour sortir de beaux tirages argentiques. Finalement, ils s'étaient déjà servis de mes scans de négatif en basse définition pour faire le montage diffusé à l’écran. En condition de quasi direct, ce n'était pas évident de parler de mon travail sachant que Gilbert Perlein, alors Conservateur du Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain, était l'invité de l'émission... Il avait fait un aparté d'une ou deux minute dès ma deuxième image. Je termine finalement ma chronique et nous enchaînons avec la coupure pub. C'est là qu'il me dit : attendez moi après l'émission, j'ai quelque chose à vous proposer.
Malgrès tout, je quitte le studio sans l'attendre car je devais retourner travailler.
Dès le lendemain, à ma grande surprise, il me contacte à mon travail…
C'est ainsi, alors que je démarrais tout juste mon activité d'artiste auteur, que j'ai produit une série pour le Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Nice. Les 21 images de la série on été exposées à deux reprises en 2006. Sept d'entre elles ont d'ailleurs fait l'objet d'une acquisition. Récemment, en 2015, quatre de ces images ont également fait parti de l'Exposition "La photographie en noir et blanc dans les collections du MAMAC" à la galerie des Ponchettes. Depuis ce jour, je peux dire qu'exposer avec Robert Doisneau et Robert Mapplethorpe, c'est chose faite ! La vie offre de jolies surprises ! Il y aurait bien d'autre anecdotes à raconter mais celle-ci me tient à cœur en raison de sa portée symbolique, intégrant une collection muséale alors que je débutais tout juste...

Déjà, des risques que j'ai parfois pu prendre pour entreprendre certains projets. Il ne faut pas oublier d'oser, d’accepter de se tromper. Pour moi il est essentiel d’écouter son cœur tout comme il est essentiel d’apprendre à être pragmatique quand cela est nécessaire.
Le projet "Sâdhus" est certainement ma plus grande fierté, déjà car je leur avais fait la promesse, désormais tenue, de parler d'eux en France au travers d'expositions et notamment d’un livre (publié en 2013). Le projet m'aura demandé plusieurs voyages dont une marche aux sources du Gange de 600 km.

J'en avais une que je ne retrouve plus... Et si je la retrouvais, ce serait horrible, je me transformerais en Miss France ! Les gens seraient bienveillants les uns envers les autres, l'environnement et l'ensemble du vivant, la paix régnerait sur terre, etc.

Plus sérieusement, le rêveur que j'ai toujours été s'efforce aujourd'hui de faire sa part pour rendre ce monde meilleur. Surtout, je tâche de travailler à me comprendre moi-même. D'ailleurs, je considère que la seule révolution valable est individuelle et personnelle.
A nous d'utiliser notre baguette magique sur nous même, individuellement.
Ce serait vraiment miraculeux si tout le monde s'y mettait...

Il se peut qu'il y ait des changements dans ma démarche pour les travaux à venir. L'approche de mes 40 ans?
Le stage avec Antoine d'Agata en avril dernier?
Ce qui est certain c'est que j'ai eu tendance sans même m'en rendre compte à plutôt montrer mes forces dans mes travaux précédents. Il est peut-être temps pour moi de me remettre en question, de montrer autre chose. C'est, me semble-t-il, nécessaire de le faire sur ce chemin. Le changement est la seule chose qui soit permanente...

Ses œuvres